Adultère - Pourquoi - Comment - Mode d'emploi

Fidélité, infidélité, ce qui a changé :

 

 

Peut-on encore être fidèle à l'autre toute une vie ? L'infidélité sexuelle est-elle
« le » crime de « lèse-fidélité » ? Peut-on concilier harmonie du couple et
épanouissement personnel ? Autant de questions qui se posent avec acuité, à une
époque où amour de l'autre et amour de soi sont parfois en concurrence. (...)

 

La fin de la "société de destin"

 

Cette montée de l'individualisme signe le déclin de ce que le sociologue Alain Ehrenberg
appelle « la société de destin ». A savoir, une vie préécrite qui n'évoluerait pas avec
le temps, illustrée par les années 60 : un partenaire, un travail, une maison pour la vie.
Pour le sociologue Gérard Mermet (1), « la mobilité du monde moderne et l'allongement
de la vie expliquent qu'une même personne peut connaître une succession de vies
conjugales au cours de son existence. On assiste ainsi, depuis quelques années, à une
augmentation du nombre de personnes menant une double, voire une triple vie sentimentale.»
Selon lui, cette polygamie clandestine naît du besoin de changement et de la volonté
de concilier la stabilité du mariage avec le piment de la vie extraconjugale.

Et, plus que celui des hommes, c'est le discours des femmes sur l'infidélité qui a changé.
Il se pose désormais en termes d'option possible et non plus d'interdits à transgresser. (...)
Là est la nouveauté : choisir l'infidélité ou la fidélité selon des critères personnels, et
non plus en adéquation avec des « rôles » culturellement prédéterminés.
« La position des hommes et des femmes face à l'infidélité est en train de s'égaliser, note
Gérard Leleu, sexologue et auteur de "La Fidélité et le Couple" (2) . La répression légale
et morale qui pesait sur les femmes les empêchait de se livrer à la curiosité sexuelle.
Ce n'est plus le cas. » (...) Le sondage, précédent rapporte d'ailleurs que le taux d'infidélité
culmine chez les 15-24 ans. Dans cette tranche d'âge, elles sont plus de 30 % à revendiquer
une ou plusieurs aventures, contre seulement 16 % passés l'âge de 25 ans.

Goûter à de nouvelles expériences sans renoncer à une relation stable est le défi de ces
pionniers de l'amour infidèle qui ne veulent renoncer à rien. Comme si la frustration
engendrée par le fait d'avoir à choisir était un prix trop lourd à payer. Société de
consommation oblige, la satisfaction de nos multiples désirs prime et fait du renoncement
un ennemi du bonheur.

 

La frustration de l'un(e) et de l'autre

 

La frustration naît d'une insatisfaction qui, dans le couple, peut avoir différentes causes :
désir émoussé, communication enrayée, sexualité en décalage des partenaires, etc.
L'infidélité vient souvent buter contre ce manque que l'autre ne parvient pas à combler. « C'est
une idée largement répandue, en même temps qu'une erreur, de penser que l'autre a la capacité
de nous donner ce qui nous manque, poursuit Martine Teillac. Quand notre partenaire
habituel échoue à répondre à tous nos besoins, nous nous mettons en quête d'un autre
pourvoyeur.» Le refus de la frustration érigé en art de vivre, c'est aussi ce que pointe l'infidélité
aujourd'hui. Parvient-elle pour autant à éluder la souffrance ? Rien n'est moins sûr.
« Je ne supporterais pas de faire souffrir mon partenaire » : cette phrase, qui revient dans la
bouche de la plupart des infidèles, témoigne de la difficulté de vivre l'infidélité dans une totale légèreté.

Gérer sa culpabilité et éviter de faire souffrir l'autre, c'est le double défi qui se présente à
tout candidat à l'infidélité. Car, à moins de maîtriser totalement son affectivité, sans
états d'âme particuliers, l'infidélité peut difficilement aller sans souffrance. Une souffrance
placée la plupart du temps sous le signe de la culpabilité, qu'elle soit nourrie par la peur
de faire du mal à l'autre ou celle de fragiliser son couple. Régir cette culpabilité exige
de pouvoir clairement faire l'état des lieux de sa relation première et de savoir ce que
l'on cherche dans cet « ailleurs ». Pour que l'infidélité ne soit pas une fuite en avant éternellement recommencée.

Si les codes comportementaux et les discours sur l'infidélité ont changé, les motifs qui y
conduisent demeurent, et s'établissent toujours en fonction du parcours affectif de chacun
Le discours commun sur l'infidélité met en avant le désir de se revaloriser dans un regard
neuf, de se procurer des sensations fortes(...). L'infidélité n'a alors qu'une fonction : séparer
l'amour de l'érotisme. Ainsi, tout ce que l'on met en jeu dans l'infidélité pose inévitablement
des questions sur soi et a des répercussions dans la relation à son partenaire. Ne

serait-ce que parce qu'en allant se nourrir ailleurs de ce qui fait défaut dans son couple, on
prive ce dernier des soins qui pourraient le fortifier. (...)

 

Flavia Accorsi
juin 2001

 

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* L'adultère c'est se tromper de réalité, prendre réel l'irréel. *
(Jean-Yves Leloup)

 

* Adultère : c'est la distraction des femmes mariées. *
(Françoise Parturier)

 

* Pour ne pas rester à deux, se mettre en quatre pour faire ménage à trois. *
* La fidélité est l'art de ne pratiquer l'adultère que par la pensée. *
(Decoly)

 

* Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière. *
(George Brassens)

 

* Dans l'adultère, la honte du partage ne le cède qu'à ses avantages. *
(Etienne Rey)

 

* L'adultère, c'est la mort de l'imagination. *
(David Gilbert)

 

* L'homme adultère laboure le champ d'autrui et laisse le sien inculte. *
(Plaute)

 

* On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait. *
* Il y a des femmes dont l'infidélité est le seul lien qui les attache encore à leur mari. *
(Sacha Guitry)

 

*J'ai souvent remarqué pour ma part, que les cocus épousaient de préférence les femmes adultères*
(Alphonse Allais)

 

* Si n'être point cocu vous semble un si grand bien, ne point vous marier est le vrai moyen. *
(Moliere)

 

* L'infidel(l)e a des remords;Le(la) fidel(le) a des regrets... *
(Anonyme)

 

Comment l'adultère est-il perçu dans notre société ? Les femmes sont-elles plus fidèles que les hommes? Amour et infidélité sont-ils compatibles ? Le point sur la notion d'infidélité avec Pierre Desvaux, médecin andrologue et sexologue.-

 

Doctissimo : Comment l'infidélité est-elle perçue aujourd'hui ?

Dr Desvaux : Dans nos sociétés occidentales, l'infidélité n'est plus condamnée aussi sévèrement qu'autrefois. Ainsi, ce n'est plus la première cause de divorce. De plus, le décalage de jugement entre infidélité masculine et féminine s'est considérablement atténué. Auparavant, l'infidélité féminine était jugée comme une faute grave. La femme portant les enfants, il était donc mal vu qu'elle prenne le risque d'un " accident " avec un autre homme que son conjoint. Il y avait une idée de "respect de la lignée". Cette donnée a changé avec l'arrivée des moyens de contraception, même si la pilule et le préservatif n'ont pas fait augmenter l'infidélité féminine pour autant ! Néanmoins, de nombreuses cultures moins permissives punissent encore l'adultère féminin de la peine de mort.

 

Les hommes et les femmes sont-ils différents face à l'infidélité ?

Il existe une différence de comportement entre les hommes et les femmes. Selon les sondages, 8 à 10 % des femmes seraient infidèles aujourd'hui, contre 20 à 25 % des hommes. La situation évolue depuis environ un siècle. L'autonomie sexuelle dépend entre autres choses de l'autonomie financière. Autrefois, la plupart des femmes n'avaient pas leur autonomie financière. Lorsque leurs maris avaient une aventure, celles-ci n'étaient pas en position de dire quoi que ce soit. En revanche, elles ne pouvaient s'autoriser une escapade : elles dépendaient pour vivre des revenus de leur époux et ne pouvaient se permettre d'être rejetées. Avec la valorisation du travail aujourd'hui (et la dévalorisation du rôle de femme au foyer ?), les femmes exercent de plus en plus une activité professionnelle. Elles sont ainsi beaucoup plus libres et le monde professionnel est aussi une source de rencontres. Rappelez-vous, il y a 15 ans, l'apparition des "célibatantes", qui font leur vie sans homme. En gagnant en autonomie, les femmes ont adopté un comportement "un peu plus masculin".

Dans un autre registre, les hommes sont peut-être moins fidèles car ils semblent avoir plus de facilités à différencier sexualité et sentiments. Les femmes ont une notion de l'amour plus globale, elles ont bien souvent besoin d'aimer et d'être aimées pour faire l'amour. Maurice Maschino, dans son livre "Ils ne pensent donc qu'à ça ?" a d'ailleurs dit "Les hommes sont prêts à tout pour faire l'amour, y compris aimer. Les femmes sont prêtes à tout pour aimer, y compris faire l'amour". Il suffit de regarder la prostitution. Si elle n'obéissait qu'a une logique économique, il devrait exister une prostitution masculine destinée aux femmes, hors celle-ci reste très marginale, car la demande est quasi nulle. Un certain nombre d'hommes est capable d'avoir des relations sexuelles sans aucun sentiment amoureux. Cette absence n'est pas uniquement liée à un phénomène culturel ou historique. Pour expliquer ce déséquilibre entre infidélité féminine et masculine, certains spécialistes soutiennent d'ailleurs la théorie du gène : l'homme aurait un besoin inné de disséminer son patrimoine génétique.

 

Peut-on être à la fois amoureux et infidèle ?

Lorsqu'on est amoureux, on n'éprouve pas le besoin d'aller voir ailleurs. On a simplement envie de retrouver l'être aimé. L'adultère découle forcément d'une obligation de rester ensemble. Si vous êtes amoureux de quelqu'un mais restez libre, vous quittez la personne lorsque vous n'éprouvez plus de sentiments vis à vis d'elle. Lorsque le désir n'est plus et qu'il existe une obligation de durée, à cause d'un contrat de mariage ou de la présence d'enfants par exemple, le couple peut s'installer, au bout d'un certain temps, dans une relation "désexualisée". Ce type de couple peut d'ailleurs trouver d'autres centres d'intérêts que la sexualité pour rester ensemble. Néanmoins, assez souvent, cette situation débouche sur des conflits et le partenaire "désexualisé" est dévalorisé aux yeux de l'autre. Le passage à l'acte devient alors probable. C'est lorsque l'amour et le désir pour l'autre disparaît, mais que l'obligation de vivre ensemble est maintenue, qu'il peut y avoir infidélité.

 

Vous voulez dire que le mariage entraîne forcément l'adultère ?

Non, ce serait très excessif et assez décourageant. La grande difficulté à laquelle sont confrontés les couples c'est de faire durer, d'entretenir le désir. Cela demande une réelle volonté des deux. Néanmoins, quand le désir et l'intérêt sexuel se sont éteints, certains couples restent ensemble et continuent à s'apprécier. Parfois, le couple s'accorde un certain degré de liberté. J'ai ainsi connu des couples dans lesquels la femme n'était pas particulièrement intéressée par la sexualité. Son mari avait pris une maîtresse.

Elle suspectait bien la relation extraconjugale de son époux mais l'acceptait, voire se montrait complice en fermant les yeux, car cette situation lui convenait. Elle avait en quelque sorte délégué à une autre ce qu'elle considérait être une corvée. Lui n'en était que plus reconnaissant de cette "mansuétude", lui évitant l'invention de mensonges pour justifier une absence. Cela n'est pas aussi rare qu'on peut le croire.

 

Comment les personnes trompées réagissent-elles ?

Le plus souvent, la révélation de l'adultère est vécue comme un cataclysme, même des années après. Il existe alors une blessure narcissique (comment as-tu pu préférer quelqu'un d'autre ?) et un sentiment de perfidie (comment as-tu pu me mentir ainsi ?). Le problème est que l'adultère ne peut exister en dehors du mensonge : la personne doit cacher sa double vie. On l'imagine mal déclarer : "Ce soir je rentrerai plus tard car je dîne avec mon amant".
Les réactions face à cette situation sont très variables, allant d'une attitude constructive, l'un et l'autre acceptant de se remettre en cause face à "ce moment d'égarement". Parfois, au contraire, cela va cristalliser une certaine violence. La victime, sûre de son bon droit et s'estimant bafouée, n'aura de cesse que de faire payer "ce moment d'égarement" à l'autre, parfois des années durant.

 

Propos recueillis par Alain Sousa, le 30 octobre 2000

 

 

 

 

     Article Honteusement "pompé" (sa colle pas mal comme mot d'ailleurs)

              Tous droits réservés bien sur en intégralité sur cet article.

De toute façon je n'aurais même pas a faire aussi bon d'un dixième tellement sa colle a mes avis sur la question aussi - Bonne lecture.........



27/03/2008
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